Le journal de bord du Vendée Globe : Jérémie Beyou prend la 3e place, Thomas Ruyant arrive à bon port

VENDEE GLOBE

VOILE – Partis des Sables d’Olonne le 6 novembre, les skippers sont embarqués pour un tour du monde à la voile en solitaire, sans escale et sans assistance. Ce mercredi, Paul Meilhat, victime d’une avarie, a cédé la 3e place à Jérémie Bayou. Un tournant.

Paul Meilhat met sa course entre parenthèses

Évacuons le cas des deux premiers, qui font leur course à eux. Le leader, Armel Le Cléac’h, a maintenu ses 508 milles d’écart (plus de 800 km) sur son plus proche poursuivant, Alex Thomson, les deux hommes filant désormais vers le Cap Horn. Le Breton s’appuie sur un vent de sud-ouest de 25 nœuds et attend fébrilement de savoir ce qui l’attendra après vendredi, quand il s’agira de longer l’Argentine et la Cordillère des Andes, tandis que le Gallois, qui naviguait plus vite que lui mardi, va même pouvoir profiter, ce mercredi, d’une bascule de vent qui lui permettra d’utiliser le potentiel maximal du seul foil dont il dispose encore. Les conditions climatiques pourraient les rapprocher en début de semaine prochaine.

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Et attardons-nous sur ceux qui les chassent de loin : Paul Meilhat et Jérémie Beyou, qui se livrent un impressionnant mano a mano pour la dernière place du podium, ne se quittant pas d’une semelle depuis de longues semaines. Un tournant est survenu mardi : une avarie technique qui a obligé le premier des deux, 3e jusqu’alors, à ralentir et faire cap vers le nord-ouest. "Tout le système hydraulique du vérin est inopérant, donc la quille peut se balader à 45 degrés d’un bord sur l’autre si elle n’est pas maintenue dans l’axe, explique Meilhat. Ça crée des contraintes énormes et s’il y a de la mer, il peut y avoir du jeu. Ma priorité est de préserver le bateau." Du coup, Beyou se retrouve seul, mais 3e.

Thomas Ruyant sur la terre ferme

C’était le feuilleton des derniers jours : le skipper de Souffle du Nord allait-il parvenir à ramener son bateau à la coque ouverte, en raison d’un choc très violent avec un container, jusqu’au petit port de Bluff, en Nouvelle-Zélande ? La réponse est oui, mais ce bel exploit, pour conclure son aventure, ne le console pas vraiment : "Lundi après-midi, j'ai quand même eu peur car j'ai dû forcer le passage pour réussir à passer la pointe néo-zélandaise, raconte-t-il. Je ne pensais pas que le bateau y arriverait. Il est dans un tel état... J'ai tapé un truc bien dur à haute vitesse. Je ramène un bateau très sérieusement blessé, mon Vendée est terminé et je ne remonterai pas le chenal des Sables ! Mais j’étais bien dans ma course avant cet incident. Je suis partagé entre une immense tristesse, et le soulagement."

Le classement ce mercredi

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