Le journal de bord du Vendée Globe : la bagarre entre Le Cléac'h et Thomson continue

VENDEE GLOBE

VOILE – Partis des Sables d’Olonne le 6 novembre, les skippers sont embarqués pour un tour du monde à la voile en solitaire, sans escale et sans assistance. Ce mardi, Alex Thomson (Hugo Boss) continue de grignoter du terrain sur le leader Armel Le Cléac’h (Banque Populaire VIII), dans la remontée de l'Océan Atlantique.

Thomson n'a pas dit son dernier mot

Revenu à une cinquantaine de milles il y a quelques jours, avant de voir sortir Armel Le Cléac'h de cette bulle sans vent qui l'avait fortement ralenti pendant près d'une semaine, Alex Thomson semblait condamné à voir son rival reprendre son rythme effréné en tête de course. Et si Le Cléac'h a effectivement remis le turbo en fin de semaine dernière, derrière, le Gallois n'est pas en reste. Mieux, il parvient même à réduire l'écart avec le Français, pointant désormais à 136 milles derrière, contre 168 il y a 24 heures. La faute à l'ascenseur vers l'alizé qui continue de se faire attendre au large de la corne brésilienne pour Le Cléac'h, mais qui maintient le suspense dans ce Vendée Globe, alors que le retour en Vendée en prévu sous quinze jours.

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Eliès a le vent dans le dos

A la bagarre avec Jean Le Cam (Finistère Mer Vent) pour la cinquième place depuis plusieurs jours - derrière Jérémie Beyou (3e, sur Maître CoQ) et Jean-Pierre Dick (4e, sur StMichel-Virbac) - Yann Eliès (Quéguiner-Leucémie Espoir) a réalisé la bonne opération de ces dernières heures : il a été le plus rapide des six bateaux de tête et est revenu à moins de 45 milles de Dick. Eliès devance ainsi Le Cam (Finistère Mer Vent) d'une petite trentaine de milles. Un peu loin dans le peloton, tout va bien aussi pour Louis Burton (Bureau Vallée), qui passera au ras du cap Horn dans 24 heures et a retrouvé des conditions qu'il qualifie lui-même d'exceptionnelles : "J'ai 23 nœuds de vent sur mer plate, c'est royal ! Je suis super content, et je ressens cette espèce de fébrilité des moments à la fois forts et stressants." Pour les autres, notamment Sébastien Destremau (dernier, sur TechnoFirst-faceOcean et Conrad Colman (9e, sur Foresight Natural Energy), c'est un peu plus compliqué. Car tous deux affrontent des dépressions dans le Pacifique, avec des bateaux sujets à des petits pépins techniques.

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