Vendée Globe : les cinq règles d'or pour briller à Virtual Regatta

VENDEE GLOBE

ESPORTS– Alors que le départ du Vendée Globe a été donné ce dimanche 6 novembre aux Sables-d’Olonne, partout dans le monde, des centaines de milliers de gamers en ont fait de même devant leur écran. Voici les tips d’Emmanuel Moreau, longtemps leader de la précédente édition du Vendée virtuel (il a finalement fini 69e en 2012-2013, sur 500.000 partants) pour naviguer contre les vents de Virtual Regatta.

  • 1La météo tu étudieras

    "Même s’il n’y a pas besoin d’avoir fait de la voile en vrai ou de s’y intéresser pour jouer à Virtual Regatta, avoir quelques connaissances en météo est un vrai plus. C’est pas très compliqué, il suffit de télécharger un outil de routage dont le modèle météo permet de charger les vents qui vont vous attendre en mer et calculer sa route. Ça parait un peu barbare comme ça, mais si on se base sur une version déterminée ça va tout seul. Le logiciel propose une route qu’on peut suivre."
  • 2Par le Brésil tu descendras

    "C’est généralement l’erreur de base du débutant, mais quand on fait un tour du monde, ils faut partir du bon côté… C’est-à-dire qu’on descend par le Brésil et non par l’Afrique. Car si on prend cette route, on se retrouve dans l’anticyclone de Sainte-Hélène avec des vents qui tournent dans le sens inverse des aiguilles d’une montre et qu’on prend donc de face…"
  • 3Sur ton voilier tu investiras

    "Même si le jeu est gratuit, quand on veut faire la course dans le groupe de tête, il faut quand même dépenser un peu d’argent pour améliorer son bateau. Pour ce Vendée, la différence entre les voiles standards et les pros (payantes) sera moins grande qu’il y a quatre ans, mais ça me paraît être un investissement indispensable. Après, on ne se ruine pas non plus. Sur trois mois de course en ligne, c’est un budget de 30 à 40 euros, pas plus."
  • 4Des risques tu prendras

    Pour le départ, on se base sur des modèles météo et on suit les routes qu’ils proposent de prendre. Mais, rapidement, au bout de quelques jours de course, il faut savoir aussi en sortir. On s’appuie sur son esprit critique, d’analyse et de synthèse pour tenter d’anticiper les nouvelles tendances de la course et adapter sa stratégie. Il y a quatre ans, j’étais en tête au Cap de Bonne-Espérance et je me suis fait dépasser dans la remontée de l’Atlantique… Certains avaient pris le risque d’aller sur l’anticyclone de Sainte-Hélène et ça a payé pour eux."
  • 5Ton esprit toujours en mer tu laisseras

    "Il n’y a pas besoin de passer sa vie sur le jeu pour réaliser une belle course. Une heure le matin et une autre le soir peuvent suffire, et encore, pas tous les jours. Après, même quand on n’est pas devant son ordinateur, on pense quand même à la course. On stresse un peu de savoir si on a pris les bonnes décisions, si on a la bonne stratégie. Cette année, l’application de Virtual Regatta a vraiment été améliorée et c’est une très bonne chose car ça permet de garder un œil sur son bateau. Ça m’est arrivé de perdre du temps à cause d'un bug, mais il faut prendre ça comme une avarie dans la vraie course."

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