Vendée Globe : "Je la voulais tellement cette victoire", Le Cléac'h peut maintenant savourer son exploit

VENDEE GLOBE

VOILE - Armel Le Cléac'h (Banque Populaire VIII) a remporté jeudi aux Sables d'Olonne la 8e édition de cette incroyable course autour du monde en solitaire, sans escale et sans assistance, avec un temps record de 74 jours 03 heures 35 minutes et 46 secondes. Un exploit qui a évidemment rempli de joie le Breton au moment de son retour sur terre.

Gros moment d'émotion. En larmes et très heureux, Armel Le Cléac'h est donc parvenu à supporter la pression mise par son dauphin Alex Thomson (Hugo Boss) dans les derniers jours de course et à remporter son premier Vendée Globe. Alternant commentaires et pleurs après avoir franchi jeudi, à 16 h 37 précises, la ligne d'arrivée au large des Sables d'Olonne, le skipper a eu bien du mal à contenir ce trop-plein d'émotion. 

Je réalise que j'ai fait quelque chose d'énorme, mais je n'ai rien lâché, pas un mètre"- Armel Le Cléac'h

"Les derniers jours ont été très intenses. Je réalise que j'ai fait quelque chose d'énorme, mais je n'ai rien lâché, pas un mètre, c'est dur", a déclaré le skipper de Banque Populaire VIII, très pudique mais rapidement submergé par les larmes. "Je la voulais tellement cette victoire", a-t-il hoqueté, avant de pleurer. "Voilà, j'ai réussi", a-t-il encore glissé avant de se prendre le visage dans les mains. 

En vidéo

"On a gagné !" : la joie d'Armel Le Cléac'h accompagné de ses enfants

Un succès qui vient après deux déceptions, puisque lors des éditions 2008 et 2013, le skipper avait dû se contenter de la deuxième place. "Je suis trop content, a-t-il encore confié. La météo n'a pas été facile, j'ai l'impression qu'elle était contre moi, je me suis accroché, j'ai eu beaucoup de soutiens à terre, des gens qui m'envoyaient des messages et puis finalement, la victoire, je ne l'ai entrevue que la nuit dernière". 

Et de conclure : "Ça a été intense du début à la fin, j'ai l'impression d'être parti hier, de ne pas avoir eu de moment de répit. Il y a juste eu après le Cap Horn où j'avais beaucoup d'avance où j'ai dû me reposer quelques heures. C'était mon 3e Vendée Globe, et je savais que c'était celui-là qu'il fallait aller chercher. Il y a 4 ans ça n'avait pas été facile (il avait terminé 2e à 3 heures du vainqueur François Gabart). Je ne voulais tellement pas revivre la même chose que je me suis bagarré jusqu'au bout". Pour une victoire historique de Le Cléac'h.

En vidéo

Vendée Globe : les moments forts de la course

Voir aussi

Et aussi

Lire et commenter