Partage des tâches ménagères : il y a encore du chemin à parcourir

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ETUDE - Malgré l’évolution des mentalités, les tâches ménagères sont encore, aujourd’hui, l’apanage des femmes. Les stéréotypes se transmettent de façon plus ou moins consciente au fil des générations. Avec sa campagne #PartageDesTaches, Ariel agit afin de promouvoir une plus grande égalité au sein du foyer.

Les clichés ont la vie dure… Selon une nouvelle étude Ispos*, en partenariat avec Ariel, « Partage des tâches ménagères et transmission : regards croisés Enfants-Parents », les stéréotypes de genre continuent de jouer un rôle important dans l’apprentissage des tâches ménagères.

60 % des enfants âgés de 8 à 16 ans dressent le constat que c’est leur mère qui, à la maison, fait globalement le plus de choses à la maison. Par définition, certaines tâches ménagères sont réservées principalement aux femmes. Les tâches liées au linge sont majoritairement associées à la mère (85 %), tout comme le nettoyage de la salle de bain (78 %) ou des sols (72 %).

Pis, ces enfants estiment qu’ils reproduiront, eux-mêmes, ce schéma familial dans leur propre foyer. Si les filles semblent plus nuancées, près d’un garçon sur deux déclare que, plus tard dans son couple, c’est sa conjointe qui s’occupera de la lessive. En cause, le schéma familial et les discours genrés de leurs parents. 

Si globalement, les enfants, sont peu mobilisés pour les tâches ménagères par leurs parents, les filles témoignent néanmoins d’une participation supérieure à celles des garçons, notamment pour ce qui relève des tâches liées au linge (55 % des filles le faisant « souvent » ou « parfois » contre 39 % des garçons). De plus, dans les foyers composés uniquement de filles, l’apprentissage des tâches liées au linge est plus important que dans les foyers composés uniquement de garçons (59 % vs. 47 %).

Les parents, de leur côté, considèrent que les filles et les garçons sont totalement égaux (91 %) dans le foyer. Ils semblent, toutefois, en parler assez peu avec leurs enfants (55 % seulement disent ouvertement que ce n’est pas normal que les filles aident plus que les garçons). La verbalisation auprès des enfants semble donc loin d’être systématique.

Des outils pour une répartition plus équitable des tâches

Seule une sensibilisation forte sur la question de l’égalité des sexes permettrait une rupture avec ce phénomène de transmission. Ariel a décidé de nouer un partenariat avec ADOSEN, association à but non-lucratif, dans le cadre de sa campagne « Stéréotypes, Stéréomeufs », afin de déconstruire les stéréotypes en intervenant dans les écoles françaises. Plus de 150.000 interventions sont prévues dans toute la France durant l’année scolaire 2019/2020 afin de sensibiliser les élèves de 8 à 16 ans aux questions d’égalité hommes-femmes et au partage des tâches.

Pour aider les parents à montrer l’exemple, Ariel collabore avec la coach Marie-Laure Monneret, experte des questions de partage des tâches. Ensemble, ils développent des outils permettant aux couples de mieux répartir les tâches grâce à des méthodes simples à mettre en place chez soi. Exemple concret : quand un enfant voit son père faire la lessive, il comprend que ce n'est pas une tâche féminine. Ces outils pédagogiques permettront d’aider les couples, étape par étape, à aborder le sujet du partage des tâches et trouver des solutions ensemble pour instaurer une répartition plus équitable au sein du foyer.

*Etude Ipsos "Partage des tâches ménagères et transmission : regards croisés Enfants-Parents » pour Ariel (P&G). Enquête réalisée en ligne du 20 au 26 août 2019 auprès de 500 enfants âgés de 8 à 16 ans, et du 19 au 24 août auprès de 500 parents d’enfants de 8 à 16 ans, selon la méthode des quotas.

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