Les techniques de drague s'adaptent au Covid-19

Les techniques de drague s'adaptent au Covid-19

AMOUR - Ne plus se faire la bise, garder ses distances : les recommandations sanitaires pour freiner la propagation du coronavirus n’incitent pas franchement à faire des rencontres ! Alors, comment faire ? Le masque est-il un frein ? Pas si sûr, si l'on en croît un coach en séduction.

Statistiquement, pour les Français, le lieu de travail est le premier endroit où se jouent les rencontres amoureuses, le problème c'est qu'en ces temps de crise sanitaire, nous sommes encore nombreux à travailler à distance. Deuxième écueil, et pas des moindres, en matière de rapprochement, le port du masque. Comment dans ces conditions continuer à draguer ? D'autant que la peur de l'autre a considérablement refroidi les rapports sociaux ?

Les 8 millions de célibataires seront ravis d'apprendre qu'il y a encore de l'espoir. Déjà le temps estival, associé au déconfinement, a permis à tout un chacun de remettre le nez dehors pour profiter du soleil, par petits groupes et à bonne distance. L'occasion pour certains d'aborder un ou une inconnue. "Les mecs vont peut être un peu plus oser parce que ça fait deux mois qu'ils n'ont vu personne", lance ainsi une jeune fille interrogée dans le 20h de TF1. Mais avec la crainte du virus, "il y a une barrière qui va certainement s'installer", renchérit une autre.

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Comment draguer avec un masque ?

Et puis, il y a le masque, est-ce un frein à la drague ? "Si je vais voir une fille dans la rue et que je veux l'aborder, si elle a un masque, ça va être difficile", confirme un jeune homme. Tracy, elle, se fait plus aborder depuis qu'elle en porte un, alors la jeune femme s'interroge : "peut-être que j'ai juste un beau regard", s'amuse-t-elle. Quant à Nassim, il pense avoir la technique pour aborder quelqu'un en toute sécurité : "je vais proposer un petit jeu comme un 'pierre-feuille-ciseau', si je gagne elle me donne son numéro, si je perd, je repars bredouille", explique-t-il.

Pas sûr que ce genre d'approche ait l'effet escompté. Peut-être faudrait-il suivre les conseils d'un coach en séduction ? Alex Wagner est l'un de ces experts en rencontres amoureuses. Fondateur de l'Institut Morning Kiss, à Paris, les journalistes de TF1 l'ont suivi à bonne distance. Et même avec un masque sur le visage, sa méthode a plutôt l'air de fonctionner. Voici comment il s'y prend, alors qu'une jeune femme s'apprête à récupérer son vélo à une borne de location : "Salut, lance-t-il. Je te coupe momentanément mais j'imagine qu'il n'y a aucun inconnu qui t'a parlé depuis deux mois ?", l'interroge-t-il. Alors que la jeune femme semble acquiescer, Alex Wagner ne laisse aucun temps mort et poursuit : "il fallait absolument que je vienne te dire bonjour, malgré les circonstances actuelles"

Flattée, cette dernière le remercie. Poursuivant son but, sans guère lui laisser le temps de trouver cette approche quelque peu soudaine, Alex Wagner enfonce le clou et avance : "J'aurais voulu te revoir autour d'un verre". A ce moment délicat de la rencontre amoureuse, toute déconvenue est encore possible. Mais la jeune femme, plutôt amusée, repartira avec son 06. 

Alors bien sûr, certains diront que ça ne marche pas à tous les coups. Et que finalement il y a plus de chances de se prendre un râteau que l'inverse. Pour ceux-là, il sera peut-être préférable de se tourner vers les applications de rencontres. Mais là aussi, la crise sanitaire est passée par là et a rebattu toutes les cartes. Louisa Amara, fondactrice du podcast "Single jungle" a vu un changement pendant le confinement. "Avant, on discutait très rapidement : 'tu veux quoi ?', 'on se rencontre où ?', 'comment ça se passe ?' Mais comme là, on ne pouvait plus se rencontrer, on a pu avoir des conversations beaucoup plus profondes", analyse-t-elle. 

Sauf qu'une question reste en suspens : où peut-on se rencontrer pour un premier rendez-vous ? Car garder les 1 mètre de distance réglementaire, ça passe encore, "mais comment faire si on veut s'embrasser ?'" se demande la jeune femme. "Là encore, il faudra s'adapter", conclut-elle philosophe.

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