Moins de disputes et plus d'activité sexuelle : le deuxième confinement mieux vécu par les couples

Moins de disputes et plus d'activité sexuelle : le deuxième confinement mieux vécu par les couples

LOVE IS IN THE AIR - Selon une enquête Ifop à paraître ce mercredi, ce second confinement semble avoir beaucoup moins mis à l'épreuve les couples que celui du printemps. Notamment grâce au retour des enfants à l’école, et au télétravail qui a vu éclore des "5 à 7" d’un nouveau genre.

Ce deuxième confinement sonnera-t-il le glas de nombreux couples ? Dans un contexte d’usure psychologique générale, on est en droit de se poser la question, et d'appréhender la réponse. Pour autant, au regard de l'enquête de l'Ifop, réalisée pour le site de rencontres Gleeden, et publiée ce mercredi*, on s'aperçoit que le pire n'est pas advenu. Ainsi, pour plus des trois quarts des Français (78%) confinés avec le même conjoint qu’au printemps, les choses se sont "mieux passées" pour leur relation de couple, sachant que les femmes – sur qui reposaient une grande part des charges mentales, domestiques et parentales lors du premier confinement - sont nettement plus nombreuses (22%) que les hommes (14%) à l’avoir "beaucoup mieux" vécu. 

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Moins de frictions dans les couples

Il est vrai qu’avec le desserrement des règles de confinement, les tensions conjugales liées notamment à la gestion du foyer semblent avoir été moins fréquentes qu’au printemps : seul un Français sur deux (48%) rapporte des disputes conjugales à propos des tâches ménagères, soit une proportion en net retrait par rapport à ce que l’on mesurait en avril après une quarantaine de jours de confinement (64%). 

De même, pour les parents, la gestion souvent problématique des enfants durant le premier confinement semble avoir été une source de conflit conjugal moins fréquente : 75% des parents déclarent s’être disputés à ce sujet en novembre, soit une proportion en baisse très significative (-18 points) par rapport au premier confinement.

Ce que confirme François Kraus, le directeur du pôle politique-actualité à l'Ifop : "La réouverture des écoles et le travail plus fréquent en présentiel a réduit les tensions au sein des couples en contribuant à alléger non seulement le degré de promiscuité au sein des foyers mais aussi la charge de travail domestique et parentale (ex : aide aux devoirs, loisirs...) qui reposait beaucoup sur les épaules des femmes", dit-il. 

Plus de sexe pour les télétravailleurs

Dans ce contexte nettement pus serein, l'Ifop constate une amélioration de l’activité érotique des Français qui se retrouvent à des niveaux très proches de ceux observés avant la crise sanitaire. Mais ce regain d’activité sexuelle, pour les personnes en couple confinées sous le même toit (+ 4 points par rapport à avril, à 83%), ne s'est pas cantonné aux horaires nocturnes. La promiscuité aidant – lié notamment à l’absence des enfants en journée – a pu donner des idées à certains. Résultat, un nombre significatif de télétravailleurs ont eu des relations sexuelles durant leurs heures de travail :  34% en moyenne chez les télétravailleurs confinés avec un conjoint également en télétravail, sachant que la pratique de ces "5 à 7" d’un nouveau genre semble particulièrement répandue chez les jeunes de moins de 25 ans (51%) – habituellement plus actifs sexuellement que la moyenne – mais aussi dans les rangs des chefs d’entreprise (35%) qui sont beaucoup plus libres généralement dans la gestion de leur emploi du temps.

Les célibataires ne sont pas en reste. Ils ont connu, eux-aussi un net accroissement de leurs relations intimes (+ 26 points par rapport à avril, à 61%), tout comme les personnes en couple mais ne vivant pas sous le même toit que leur conjoint (+ 35 points par rapport à avril, à 77%). Il faut dire que les règles de déplacement beaucoup plus souples qu’au printemps ont permis à nombre de Français confinés en solo d’avoir des relations avec des partenaires vivant en dehors de leur foyer : 59% des Français confinés seuls mais disposant d’un conjoint ou d’un partenaire sexuel occasionnel admettent avoir retrouvé leur partenaire chez eux ou à leur domicile, soit une proportion quasiment deux fois plus forte qu’au premier confinement (45% en novembre, contre 20% en avril).

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Mais qu'on ne s'y trompe pas, pour François Kraus, ce regain d’activité sexuelle est peut-être l'arbre qui cache la forêt. Car "dans un contexte d’usure psychologique généralisée, il peut aussi être interprété comme le besoin de combler un manque affectif exacerbé par la raréfaction des relations sociales". "Les données sur les télétravailleurs montrent en effet qu’en période de sinistrose, le sexe peut constituer un comportement de compensation permettant de décompresser face aux situations d’anxiété", conclut-il.

* Étude Ifop pour Gleeden, réalisée en ligne du 24 au 30 novembre 2020 auprès d’un échantillon de 2 017 personnes, représentatif de la population âgée de 18 ans et plus, et résidant en France métropolitaine. 

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