Ingénieure, Élodie a tout quitté pour devenir pâtissière ambulante en Corrèze

Ingénieure, Élodie a tout quitté pour devenir pâtissière ambulante en Corrèze

NOUVELLE VIE - Ils étaient ingénieurs, commerciaux ou diplômés d’une grande école… Ils sont de plus en plus nombreux à renoncer à de bons salaires pour créer leur entreprise. À l’instar d’Élodie qui est devenue pâtissière.

En un an, près d’un million d’entreprises ont vu le jour en France, soit 31% de plus. La crise sanitaire a poussé de nombreux Français à changer de vie, comme Élodie qui était salariée aux États-Unis. Depuis six mois désormais, elle fait le tour des marchés corréziens pour vendre ses pâtisseries. Alors qu’elle était ingénieure en chimie nucléaire, elle a tout quitté pour lancer son commerce ambulant. "J’adorais passer du temps au laboratoire et faire des expériences, et je ne voyais jamais où ça allait aboutir, tandis que là, je peux voir concrètement ce que ça donne aux gens", témoigne-t-elle dans le reportage de TF1 ci-dessus. 

Après avoir été chercheuse pendant deux ans aux États-Unis, elle a décidé de retourner en Corrèze, sa région natale, avec son mari. "Je trouve un peu plus de sens à faire ça et être au contact des gens plutôt que dans le labo derrière l’ordinateur"

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Élodie a du cran. Elle a quitté sa sécurité financière pour créer sa propre entreprise de toutes pièces. Aujourd’hui, elle se sent plus libre, mais elle ne peut toujours pas se payer. "Lancer une entreprise, ça coûte de l’argent, ça ne rapporte pas d’argent. J’avais une bonne place quand j’étais aux États-Unis", sourit-elle. 

Elle a investi 5000 euros dans du matériel et s’est installée dans des locaux qu’elle partage avec d’autres entreprises. Aujourd’hui, elle ne regrette rien. "Au final, si c’est ça qui me rend heureuse, autant le faire"

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Comme Élodie, Charles, qui témoigne également dans le reportage en tête de cet article, a décidé de changer de vie. À la différence qu’il a pris beaucoup plus de risques en utilisant toutes ses économies pour créer son entreprise de pulls 100% français. "Quand on investit 200.000 euros, ça fait forcément peur parce qu’on se dit toujours si ça rate pour des tas de raisons...", confie-t-il. 

Cet ancien cadre a profité du premier confinement pour quitter Paris. Il a décidé de se rapprocher de la nature dans le Berry, où l’industrie textile était présente dans les années 2000. Charles mise sur la tendance du Made in France depuis que les Français se tournent de plus en plus vers les produits locaux. 

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