Emploi et pouvoir d’achat : ces patrons qui augmentent les salaires

Emploi et pouvoir d’achat : ces patrons qui augmentent les salaires

Un million d'emplois ne trouvent pas de candidats en France, souvent parce que les salaires ne sont pas assez attractifs. Après des semaines d'hésitations, de plus en plus d'employeurs sont prêts à accorder des augmentations.

Rayan Gouasmia, 21 ans, est serveur au "Café A" à Paris, depuis bientôt 3 ans. Il vient tout juste d'être augmenté. Son salaire est passé de 1 300 euros à 1 700 euros par mois, soit une hausse de 400 euros net. "On se sent plus valorisé. 400 euros quand même, c'est conséquent. Du coup, ça me permet de faire plus d'activité", dit-il. Comme lui, ils sont plus d'une dizaine de salariés répartis dans six restaurants à avoir vu leurs salaires revaloriser depuis la réouverture. "Il nous manque du personnel. Donc, les meilleurs vont chez les plus gros et ceux qui paient le mieux. C'est pour ça que pour faire face à ce grand mercato, on doit valoriser les salaires", explique le gérant, David Zenouda.

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Avec la reprise, de nombreux secteurs en tension devraient offrir de meilleures conditions salariales à leurs salariés dans les prochains mois. À commencer, selon un cabinet d'études, par le bâtiment, la comptabilité, la logistique et les métiers numériques. C'est déjà le cas dans la start-up "WeWard" qui développe des applications pour smartphone. Pour son cofondateur, Yves Benchimol, "la croissance de l'entreprise est tellement forte en ce moment que c'est normal en fait qu'elle se répercute sur les salaires des collaborateurs. C'est une entreprise qui croît de 20% de son chiffre d'affaires par mois".

Responsable commercial à l'international ou au marketing, chez WeWard, ce sont les plus hauts postes qui ont été récemment augmentés de 5 à 15 %. "On sort d'école de commerce ou même les autres postes chez WeWard, on est très courtisé. Donc, effectivement, les augmentations de salaire nous permettent de rester et d'être plus fidèles à notre employeur", affirme Marie-Charlotte Dautel, responsable commerciale. Dans cette entreprise, on a déjà prévu d'augmenter les plus bas salaires dans les six prochains mois en plus de l'intéressement au bénéfice pour les inciter à rester.

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